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Passions et engagement politique |
Passionné d’histoire et de politique, et très attaché aux valeurs sur lesquelles notre pays s’est construit, il m’est arrivé à plusieurs reprises de m’exprimer publiquement sur certains sujets, y compris sur ceux qui fâchent. Ainsi en est-il allé en 1992, à l’occasion de la campagne précédant le vote sur l’adhésion de la Suisse à l’Espace Economique Européen. Convaincu que le chemin tracé nous conduisait tout droit à une adhésion à l’Union Européenne et donc à l’abandon de parts essentielles des valeurs sur lesquelles notre pays s’est construit - démocratie directe, fédéralisme, respect du principe de la neutralité armée et de l’indépendance, pour n’en citer que quelques uns - je me suis lancé dans la bataille. Le résultat donnant une majorité populaire et des cantons au refus de l’adhésion m’a autant surpris que satisfait.
La Suisse romande avait nettement accepté le projet controversé. Seul un vingt pour cent des votants était de mon opinion. Ce fait entraîna une déferlante de réactions outrées de la part des perdants et je fus radicalement puni de mon engagement à contre-courant sous la forme d’une grossière interdiction professionnelle et autres mises à ban aussi systématiques que douloureuses, en particulier pour ma famille. Ces manœuvres politiques, dont l’origine m’était bien connue, m’obligèrent à quitter le parti radical en 1993. Le temps passant et les épreuves surmontées, je ne garde pas trop d’amertume de ces années de plomb. Elles m’ont finalement renforcé et définitivement éloigné du politiquement correct en protégeant mon indépendance. Elles ont surtout renforcé mes convictions profondes et ma volonté de toujours servir mon pays.
L’année 1999 fut celle de ma complète réhabilitation professionnelle. Celle où le Conseil fédéral, sur la proposition de Monsieur le Conseiller fédéral Adolf Ogi, me nomma Chef de l’état-major du Corps d’armée de montagne 3 avec promotion au grade de brigadier. |
Toujours intéressé au bon fonctionnement de nos institutions et de la démocratie, j’ai rejoint, après des années de non-appartenance à un parti ou mouvement politique, l’Union Démocratique du Centre vaudoise (UDC). Ce parti était alors encore fortement marqué par ses origines terriennes. Ce choix m’a conduit au Grand Conseil vaudois et fait découvrir, à côté des rouages faisant fonctionner notre canton, des personnalités attachantes et engagées au service du bien commun. Mais la radicalisation de ce parti, son style toujours plus agressif puis, point d’orgue de sa mutation, l’exclusion de sa section grisonne suivie de l’écrasement de sa propre aile libérale et modérée me conduisirent, fidèle à mes convictions, à en tirer les conséquences.
C’est au nom de tout cela que j’ai choisi d’aider à la mise en place d’une nouvelle force politique née de ces exclusions, le Parti bourgeois et démocratique vaudois (PBD Vaud), un parti d’aujourd’hui défendant les valeurs qui me sont chères : la liberté au sens de Benjamin Constant, le libéralisme sous sa forme humaniste, la sécurité garante de stabilité, la neutralité au service de la paix et le fédéralisme respectueux des cantons et des minorités. Quelques thèmes parmi d’autres, tous à ranger sous un label témoignant de l’amour pour son pays, d’un patriotisme fait de respect et d’humilité, antipode d’un nationalisme véhiculant la haine, l’arrogance et la peur. |
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